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Travailler par grand froid : comment se protéger contre le stress dû au froid

Placé le 29.10.2026.

Un ouvrier porte des vêtements de travail résistants au froid dans une chambre froide

Les personnes qui travaillent dans une chambre froide, un entrepôt frigorifique ou un entrepôt de produits surgelés le savent bien : il y fait froid toute l’année, souvent entre 0 °C et -25 °C. Le stress dû au froid n’est donc pas un risque saisonnier, mais un sujet de préoccupation structurel sur de nombreux lieux de travail, de l’industrie alimentaire et de la logistique du froid au secteur de la construction et de l’entretien des espaces verts.

 

À l’extérieur aussi, le froid peut devenir extrême : pour les travaux en extérieur, la saison à risque s’étend grosso modo de novembre à mars inclus. Dans les deux cas, un lieu de travail froid peut avoir une incidence directe sur la santé et les performances des collaborateurs. Tout comme pour la chaleur, vous êtes, en tant qu’employeur, légalement tenu d’identifier et de maîtriser les risques liés aux facteurs thermiques de l’environnement, y compris le froid.

 

« L’eau évacue la chaleur jusqu’à 25 fois plus vite que l’air sec. » — CCHST / INRS
 

Dans cet article, vous découvrirez ce qu’est le stress dû au froid, comment le reconnaître, quelles sont les exigences légales en Belgique et aux Pays-Bas, quelles sont les particularités des chambres froides et des entrepôts frigorifiques, quelles mesures sont efficaces et à quoi il faut veiller concernant les EPI destinés au froid extrême.

Vous recherchez surtout des conseils pratiques pour le travail en extérieur en hiver ? Alors, lisez Travailler à l’extérieur dans le froid ? Ces EPI vous protègent de la tête aux pieds.

Sources : SPF Emploi, Travail et Concertation sociale (Code du bien-être au travail) | Arboportaal.nl (décret sur les conditions de travail) | Beswic – Exposition au froid | CCHST | MSD Manual

 

Dans cet article

 

1. Qu'est-ce que le stress dû au froid et quand survient-il ?

 

Le stress dû au froid est la contrainte physique qui survient lorsque le corps ne parvient pas à produire ou à conserver suffisamment de chaleur pour maintenir sa température centrale. Normalement, celle-ci se situe autour de 37 °C. Si elle baisse d’un demi-degré, les fonctions corporelles peuvent déjà être perturbées. En dessous de 35 °C, on parle d'hypothermie, un état pouvant entraîner à terme un arrêt cardiaque.

 

Causes : bien plus que de simples températures basses

 

  • Travailler dans des chambres froides et des entrepôts frigorifiques, souvent entre 0 °C et -25 °C
  • Des températures extérieures basses, surtout lorsqu’elles sont associées au vent (windchill)
  • L'humidité et la pluie, qui réduisent le pouvoir isolant des vêtements
  • Les courants d’air et les flux d’air sur le lieu de travail, dus par exemple aux installations de refroidissement et aux portes ouvertes

 

L’humidité joue un rôle plus important qu’on ne le pense souvent : des vêtements mouillés ou une peau humide dissipent la chaleur beaucoup plus rapidement que des vêtements secs. Deux lieux de travail à température identique peuvent donc présenter des risques très différents. Dans votre analyse des risques, tenez donc également compte de l’humidité de l’air, du vent ou des courants d’air, de la durée d’exposition et de l’intensité de l’activité.

Par ailleurs, les caractéristiques personnelles (âge, condition physique, circulation sanguine, pathologies telles que le phénomène de Raynaud) et les facteurs liés au travail (travail sédentaire, vêtements mouillés, EPI insuffisamment isolants) jouent un rôle important.

 

Qui est le plus exposé au risque ?

 

Dans chaque secteur, certains collaborateurs sont plus vulnérables : les personnes âgées ou très jeunes, celles souffrant de troubles cardiaques ou respiratoires ou de problèmes circulatoires, les collaborateurs sous certains traitements médicamenteux et les femmes enceintes (ces dernières sont en outre soumises à des règles de protection spécifiques). Consultez le conseiller en prévention-médecin du travail (Belgique) ou le médecin du travail (Pays-Bas) pour discuter des aménagements possibles : réduction de l’exposition, pauses supplémentaires, réaffectation temporaire à d’autres tâches ou horaires adaptés.

 

Agroalimentaire Chambres froides, entrepôts frigorifiques, transformation de la viande et du poisson
Bâtiment Travaux en extérieur sur des chantiers hivernaux, travaux routiers
Logistique du froid Transport frigorifique, préparation de commandes dans des entrepôts réfrigérés
Sylviculture et entretien des espaces verts Travaux en extérieur à basses températures
Pêche et aquaculture Froid et humidité : une contrainte particulièrement lourde

 

2. Conséquences du stress dû au froid et premiers secours

 

Les basses températures ne sont pas seulement une question de confort. Face au froid, le corps réagit de deux façons : il resserre les vaisseaux sanguins des mains, des pieds, des oreilles et du nez (vasoconstriction) et produit davantage de chaleur en frissonnant (thermogenèse). Cela demande de l’énergie et finit par être fatigant. Lorsque ces mécanismes ne suffisent plus, la température cutanée baisse d’abord, puis la température centrale.

 

De l’inconfort à l’urgence médicale

 

Des mains, des pieds ou un visage froids constituent le premier signal d’alarme. Plus grave encore est l’hypothermie légère, où la température centrale descend entre 32 °C et 35 °C : frissons, motricité lente ou maladroite, confusion et fatigue. Il faut alors intervenir immédiatement.

Lorsque la température centrale est inférieure à 32 °C, le risque de perte de conscience augmente, et en dessous de 28 °C, il existe un risque réel de troubles du rythme cardiaque et d’arrêt cardiaque. Selon le MSD Manual, le taux de mortalité en cas d’hypothermie grave (inférieure à 28 °C) se situe entre 20 et 50 %.

Les gelures locales touchent principalement les doigts, les orteils, le nez et les oreilles et peuvent entraîner des lésions tissulaires irréversibles. Le phénomène de Raynaud peut également être déclenché par le froid : les doigts deviennent soudainement blancs puis bleus, souvent accompagnés de douleurs ou de fourmillements.

 

Risques cachés

 

À basse température, la concentration et la force de préhension diminuent, les temps de réaction ralentissent et la motricité fine se détériore. Les muscles refroidis sont plus raides et se fatiguent plus vite, tandis que les sols mouillés ou gelés augmentent le risque de chute. Le risque d'accidents du travail augmente, alors que la cause reste invisible à première vue. À long terme, une exposition répétée, comme le fait de travailler quotidiennement dans une chambre froide, peut provoquer des lésions chroniques dues au froid au niveau des mains et des pieds.

 

3. Législation relative au froid et au stress thermique

 

Belgique : Code du bien-être au travail — Livre V, Titre 1 : Facteurs thermiques de l'environnement Pays-Bas : Article 6.1 du décret sur les conditions de travail
Analyse obligatoire des risques liés à tous les facteurs thermiques de l'environnement, tant le froid que la chaleur La température sur le lieu de travail – ou celle du produit avec lequel on travaille – ne doit pas nuire à la santé de l’employé
L'analyse porte sur : la température, l'humidité de l'air, la vitesse du courant d'air, le rayonnement thermique, l'effort physique, les méthodes de travail, les vêtements et les EPI Il n'y a pas de température minimale fixée par la loi, mais l'employeur doit tout mettre en œuvre pour prévenir les problèmes de santé
Des valeurs d’intervention s’appliquent en cas d’exposition au froid ; si celles-ci sont dépassées, l’employeur doit mettre en place un programme de mesures de prévention techniques et organisationnelles Si le froid continue de constituer un risque, l’employeur doit fournir gratuitement des équipements de protection individuelle, tels que des vêtements chauds et des gants. Dans la pratique, la température de 15 °C est souvent utilisée comme valeur indicative, mais cette limite n’est pas prévue par la loi
Les mesures peuvent porter sur l’alternance entre périodes de travail et de repos, l’adaptation des postes de travail et les équipements de protection (art. V.1-5 à V.1-13) Dans certains secteurs (tels que le bâtiment et l'entretien des espaces verts), les conventions collectives ou les catalogues de santé et de sécurité au travail stipulent que le travail doit cesser lorsque la température ressentie est inférieure à -6 °C (« conditions météorologiques rendant le travail impossible »). Il ne s’agit pas d’une limite légale

Sources : SPF Emploi – Facteurs thermiques de l’environnement | Arboportaal.nl – Que dit la loi sur le travail dans le froid ?

 

Ni la législation belge ni la législation néerlandaise ne font de distinction entre le travail en extérieur et le travail dans des environnements intérieurs froids : les entrepôts frigorifiques et les chambres froides sont explicitement soumis aux mêmes obligations que le travail en extérieur par temps hivernal.

 

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour votre lieu de travail ?

 

  • Recenser et consigner les risques. Intégrez le froid dans votre analyse des risques (Belgique) ou votre RI&E (Pays-Bas). Identifiez les postes exposés, les facteurs aggravants et les collaborateurs les plus vulnérables.
  • Prévoir un local chauffé. Les collaborateurs doivent pouvoir se réchauffer régulièrement : une salle de pause chauffée, des boissons chaudes et un endroit où les vêtements mouillés peuvent sécher.
  • Réorganiser le travail. Planifiez les tâches aux moments les plus propices, limitez l’exposition ininterrompue et travaillez par rotations. Par mauvais temps, reportez le travail dans la mesure du possible.
  • Fournir des EPI adaptés. Choisissez-les en fonction de la température, du vent, de l'humidité et de la durée d'exposition, tout en garantissant le confort et la liberté de mouvement.
  • Informer, former et se préparer aux situations d'urgence. Les collaborateurs doivent connaître les premiers signes d'hypothermie et d'engelures, ainsi que la procédure d'alerte.

 

4. Travailler dans une chambre froide ou un entrepôt frigorifique : en quoi est-ce différent ?

 

Les chambres froides et les entrepôts frigorifiques sont soumis aux mêmes obligations légales que le travail en extérieur, mais les risques sont différents. Il s’agit moins des conditions météorologiques et des saisons que d’une exposition constante, de changements rapides de température et d’un environnement où sécurité et hygiène doivent aller de pair.

 

En quoi cela diffère-t-il du travail en extérieur ?

 

  • Les changements de température. Au cours d’un même service, un préparateur de commandes fait des allers-retours répétés entre une zone d’expédition chauffée et une chambre froide ou un entrepôt frigorifique. Si vous transpirez, vos vêtements sont humides dès qu'il fait froid. Prévoyez une zone de transition et des vêtements que vous pouvez ouvrir ou enlever rapidement.
  • Courant d’air. Les systèmes de refroidissement soufflent de l'air froid sur les postes de travail et les portes ouvertes créent des courants d'air supplémentaires. Cela renforce l'effet de froid, tout comme le vent à l'extérieur. Ne tenez donc pas compte uniquement de la température, mais également de la vitesse de l'air au niveau du poste de travail.
  • Froid par contact. Les rayonnages métalliques, les châssis et les outils sont extrêmement froids et la peau nue peut y adhérer. Choisissez des gants offrant une bonne protection contre le froid par contact (le deuxième chiffre du marquage EN 511).
  • Travail statique. Les caristes et les employés travaillant à la chaîne produisent peu de chaleur corporelle et se refroidissent plus rapidement que ceux qui bougent beaucoup. Dans la mesure du possible, prévoyez une cabine chauffée ou des vêtements chauffants.
  • Glace et condensation. Aux entrées des chambres froides et aux quais de chargement, la formation de glace et de condensation augmente le risque de chute. Entretenez et signalez ces zones, par exemple à l'aide d'un panneau au sol indiquant « sol glissant », et choisissez des chaussures dotées d'une semelle antidérapante (SRC).
  • Travailler seul. Toute personne travaillant seule dans une chambre froide ou un entrepôt frigorifique doit pouvoir appeler à l'aide. Veillez à ce que chaque local frigorifique puisse s’ouvrir de l’intérieur, prévoyez un système d’appel d’urgence et assurez le suivi des personnes travaillant seules.

 

Combien de temps peut-on travailler au froid ?

 

Il n'existe pas de durée maximale universelle. La durée pendant laquelle une personne peut travailler en toute sécurité au froid dépend de la température, du courant d’air, de la pénibilité du travail et des vêtements portés. Déterminez ces éléments dans votre analyse des risques, alternez les périodes de travail et de réchauffement dans un local chauffé et faites-vous conseiller par votre conseiller en prévention-médecin du travail (Belgique) ou votre médecin d'entreprise (Pays-Bas). Pour évaluer les lieux de travail exposés au froid, vous pouvez vous référer à la norme ISO 15743 (évaluation des risques et gestion des lieux de travail exposés au froid) et à la norme EN ISO 11079 (méthode IREQ pour déterminer l'isolation requise des vêtements).

 

5. Mesures organisationnelles et techniques

 

Aucun EPI ne remplace un environnement de travail bien organisé. La première ligne de défense contre le stress dû au froid est d’ordre organisationnel et technique.

 

Mesures organisationnelles

 

  • Pauses supplémentaires et plus fréquentes dans un endroit chauffé, avec suffisamment de temps pour se réchauffer
  • Limitation de la durée d’exposition dans les environnements froids tels que les chambres froides
  • Systèmes de rotation et alternance des tâches, afin que personne ne travaille en permanence dans le froid
  • Boissons chaudes à portée de main
  • En cas de travail à l’extérieur : planifier les travaux aux moments les plus chauds de la journée, reporter les tâches non urgentes et suivre les prévisions météorologiques ainsi que les alertes émises par l’IRM (Belgique) ou le KNMI (Pays-Bas)
  • Augmentation progressive de l’exposition pour les nouveaux collaborateurs
  • Sensibilisation et formation régulières des collaborateurs et des responsables

 

Mesures techniques

 

  • Limiter les courants d'air et les flux d'air, par exemple à l’aide de joints de porte ou de rideaux d’air au niveau des chambres froides, et en orientant les flux d’air froid loin des postes de travail
  • Une zone de transition ou un sas entre les espaces chauds et froids, afin que les collaborateurs puissent s’acclimater et que moins d’air chaud et humide pénètre à l’intérieur
  • Chauffage ou isolation des espaces de travail lorsque cela est possible et réalisable
  • Pare-vent pour les travaux en extérieur
  • Des équipements permettant de réduire la contrainte physique, afin que les collaborateurs passent moins de temps à effectuer des tâches statiques dans le froid
  • Une salle de pause chauffée et un système de séchage pour les vêtements, gants et bottes mouillés, tel qu’un panneau de séchage avec 20 cintres ou une armoire de séchage et de désinfection Biotech AR60

 

6. EPI contre le froid extrême

 

Les mesures techniques et organisationnelles constituent la base, mais les EPI permettent de prolonger la durée pendant laquelle une personne peut travailler en toute sécurité dans le froid. Un EPI de qualité ne se contente pas de protéger contre le froid : il permet une grande liberté de mouvement, limite la transpiration et est compatible avec les autres équipements de protection requis par la fonction. Découvrez ci-dessous les exigences supplémentaires liées au froid extrême. Vous choisissez vos vêtements et accessoires pour travailler à l'extérieur en hiver ? Vous trouverez alors un choix plus large et des conseils pratiques dans notre guide des EPI pour le travail en extérieur.

 

Les normes en un coup d'œil

 

Norme Application Caractéristiques
EN 14058 Environnements frais (≥ -5 °C) Protection contre le froid modéré, idéale pour les travaux alternant l'intérieur et l'extérieur
EN 342 Froid intense (< -5 °C) Isolation renforcée pour les chambres froides, les entrepôts frigorifiques et les conditions de gel intense
EN 343 / EN ISO 24232:2025 Conditions météorologiques Protection contre la pluie, la neige et le vent (particulièrement importante pour les travaux en extérieur)
EN 511 Gants Protection contre le froid par convection, le froid par contact et l'humidité
EN ISO 20345 CI Chaussures de sécurité Isolation de la semelle pour limiter les pertes de chaleur par les pieds

 

Vêtements pour le froid extrême (EN 342)

 

En cas de froid extrême, un manteau d'hiver ordinaire ne suffit pas. Le principe des couches reste de mise (couche de base thermique, couche intermédiaire isolante et couche extérieure protectrice), mais la couche extérieure doit ici être conforme à la norme EN 342. Vérifiez sur l'étiquette la valeur d'isolation (Icler) et la perméabilité à l'air, et adaptez-les à la température, au courant d'air et à l'intensité du travail. Les personnes qui bougent beaucoup dans une chambre froide ont intérêt à porter des vêtements faciles à ouvrir, afin d'éviter de transpirer. Pour savoir comment fonctionne exactement le système à trois couches et quels matériaux choisir, consultez l'article Le système à 3 couches : quelles sont les 3 couches et comment les combiner ?

 

Les mains, les pieds et la tête

 

 

Combinez la protection contre le froid avec d’autres exigences en matière d'EPI

 

Les vêtements chauds ne doivent pas gêner les autres équipements de protection requis par le poste. Vous travaillez dans l'obscurité ou au bord de la route ? Optez alors pour des vêtements dotés de bandes réfléchissantes conformes à la norme EN ISO 20471. Vous travaillez avec un casque de sécurité ? Privilégiez une doublure amovible ou un bonnet pour casque, afin que celui-ci reste bien ajusté. Vous manipulez des produits chimiques ? Vérifiez la compatibilité des matériaux. Vous travaillez dans l'industrie agroalimentaire ? Dans ce cas, les vêtements de protection contre le froid doivent également respecter vos règles d'hygiène : lavables, sans pièces détachées et compatibles avec les filets à cheveux et à barbe. Et pour les travaux de précision, vérifiez toujours que les gants conservent une adhérence et une sensibilité suffisantes.

 

Veillez à ce que les EPI soient réellement portés

 

Même le meilleur équipement ne protège pas s’il reste dans le placard. Voici les objections les plus courantes et les solutions correspondantes :

 

Objection Solution
Les vêtements sont trop volumineux Choisissez des modèles ergonomiques qui épousent les mouvements
Les gants limitent la précision Adaptez le niveau d'isolation aux tâches à effectuer
Je transpire en faisant un effort Utilisez des sous-vêtements respirants et le système de couches
Ces chaussures ne sont pas confortables Choisissez un modèle adapté à l'activité et aux conditions météorologiques

 

Impliquez les collaborateurs dans le choix, organisez des tests pratiques et recueillez leurs retours d'expérience. Vérifiez également régulièrement l'état de l'équipement : une veste usée, un gant abîmé ou une botte dont l'isolation est altérée n'offre plus la protection pour laquelle elle a été choisie.

 

Liste de contrôle : 9 points pour un lieu de travail résistant au froid

 

  1. Analyse des risques (Belgique) ou RI&E (Pays-Bas) mise à jour en tenant compte du froid, y compris le vent, l'humidité et la durée d'exposition
  2. Suivi des prévisions météorologiques et des alertes de l'IRM/KNMI pendant la période hivernale (novembre-mars) ; surveillance de la température dans les chambres froides et les entrepôts frigorifiques tout au long de l'année
  3. Salle de pause chauffée et local de séchage ou système de séchage disponibles
  4. Horaires de travail, rotations et temps de préchauffage adaptables en cas de froid
  5. EPI thermiques achetés, distribués et dont l’état est régulièrement contrôlé
  6. Procédures d’urgence établies et affichées de manière visible (112) ; locaux froids pouvant être ouverts de l’intérieur, dispositif d’appel d’urgence disponible et suivi des travailleurs isolés
  7. Formation des collaborateurs et des responsables aux signes avant-coureurs de l'hypothermie et des gelures
  8. Identification des collaborateurs vulnérables et mise en place de mesures en concertation avec le médecin du travail ou le médecin d'entreprise
  9. Consignation des mesures prises, afin qu'elles soient vérifiables

 

Foire aux questions sur le travail par grand froid

 

Qu'est-ce que le stress dû au froid ?

Le stress dû au froid est la contrainte physique qui survient lorsque le corps ne parvient pas à produire ou à conserver suffisamment de chaleur pour maintenir sa température centrale à environ 37 °C. Le vent, l'humidité, le travail statique et des vêtements insuffisamment isolants accentuent cet effet.

 

À partir de quelle température le travail au froid n’est-il plus autorisé ?

Il n'existe pas de température minimale légale fixe. Aux Pays-Bas, la température sur le lieu de travail ne doit pas nuire à la santé et l’employeur doit fournir gratuitement des équipements de protection si le froid continue de présenter un risque ; la valeur de référence souvent utilisée est de 15 °C. Dans certains secteurs, comme le bâtiment, les conventions collectives ou les catalogues de santé et de sécurité au travail stipulent que le travail doit cesser lorsque la température ressentie est inférieure à -6 °C. En Belgique, des valeurs d’action relatives à l’exposition au froid s’appliquent sur la base d’une analyse des risques obligatoire.

 

Les chambres froides et les entrepôts frigorifiques sont-ils soumis aux mêmes règles que le travail en extérieur ?

Oui. Ni la législation belge ni la législation néerlandaise ne font de distinction entre le travail en extérieur et le travail dans des environnements intérieurs froids.

 

Quels sont les symptômes de l'hypothermie ?

Des frissons intenses, une fatigue inhabituelle, des difficultés à parler, une confusion ou une désorientation et une somnolence. On parle d'hypothermie lorsque la température corporelle centrale est inférieure à 35 °C.

 

Que faire en cas d'hypothermie au travail ?

Appelez le 112, mettez la personne à l’abri du froid et du vent, retirez ses vêtements mouillés, couvrez-la progressivement avec des vêtements secs ou une couverture isolante, ne lui donnez une boisson chaude que si elle est consciente et ne réchauffez jamais brusquement les parties du corps gelées.

 

Combien de temps peut-on travailler dans une chambre froide ou un entrepôt frigorifique ?

Il n'y a pas de durée maximale universelle. Celle-ci découle de votre analyse des risques et dépend de la température, du courant d’air, de la pénibilité du travail et des vêtements. Alternez le travail et les pauses de réchauffement dans un local chauffé et consultez votre conseiller en prévention-médecin du travail ou votre médecin d’entreprise.

 

De quels EPI avez-vous besoin en cas de froid extrême ?

En cas de froid extrême (inférieur à -5 °C), optez pour des vêtements conformes à la norme EN 342, complétés par des gants conformes à la norme EN 511 offrant une bonne protection contre le froid par contact, des chaussures de sécurité dotées d'une semelle isolante contre le froid (CI) et un bonnet pour casque ou un cache-cou adapté. Portez-les en plusieurs couches et vérifiez qu'ils sont compatibles avec vos autres EPI et les règles d'hygiène. Vous cherchez des vêtements pour travailler dehors par temps froid ? Vous y trouverez d'autres conseils pour l'hiver.

 

Résumé

 

  • Intégrez le froid dans votre analyse des risques et mettez-la régulièrement à jour.
  • Organisez le travail de manière à limiter l’exposition au froid et à permettre aux collaborateurs de se réchauffer dans un local chauffé.
  • Tenez compte des risques spécifiques liés aux chambres froides et aux entrepôts frigorifiques : variations de température, courant d’air, froid par contact, formation de glace et travailleurs isolés.
  • Choisissez des EPI adaptés au froid extrême et aux exigences de chaque poste, telles que l’hygiène.
  • Apprenez à vos équipes à reconnaître les premiers signes d’hypothermie et d’engelures et entraînez-les à adopter les bons réflexes.
  • Accordez une attention particulière aux collaborateurs vulnérables.

 

Le stress dû au froid nécessite une approche sur mesure. La combinaison adéquate de mesures et d’EPI dépend de votre secteur d’activité, de votre environnement de travail et de votre profil de risque – que vos collaborateurs travaillent dans une chambre froide, un entrepôt frigorifique ou à l’extérieur par grand froid. Nos Safety Experts se feront un plaisir de vous aider à choisir la solution la mieux adaptée.

 

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